Volailles Île-de-France
# Viandes et charcuterie

Volailles d'Île-de-France

Qu’elle soit de Houdan ou du Gâtinais, la volaille francilienne régale petits et grands par la tendreté de sa chaire et un goût plus doux que la viande d’agneau ou de porc. En Île-de-France, deux variétés de volailles ont su se partager la vedette : la volaille de Houdan, et la volaille du Gâtinais. 

La volaille de Houdan

Son histoire remonte au XVIIIème siècle, époque à laquelle on apprécie sur les grandes tables les poulets huppés dont la chair est fine.
Entre 1840 et 1860, ils prennent la première place aux éleveurs normands. La poule de Houdan est alors très appréciée. Elle obtient même en 1863 le titre de « Poule française par excellence ». Il s’en vend des millions chaque année sur les marchés de Paris et sa région. Entre 1870 et 1914, la réputation et les prix ne cessent de croître. Mais le succès rencontré par ces volailles, ne dure pas et après la Grande guerre, elle disparaît. La volaille de Houdan est une race spécifique et se reconnaît à sa huppe importante, son plumage noir caillouté de blanc, sa crête double et sa taille moyenne.

La volaille du Gâtinais

Cette volaille est l’incontournable viande des étals du marché parisien au XVIIIème siècle. Mais c’est en 1808 que la Gâtinaise que sa renommée atteint son apogée, et est vivement appréciée pour ses qualités organoleptiques. Certains la proclament l’une des meilleures de la région, mais surtout de France. C’est au sortir de la première guerre mondiale qu’elle va progressivement disparaître des élevages avicoles, période à laquelle sont construits de nombreuses exploitations avicoles en vue de fournir le tout Paris en poulets gras. Les petits élevages domestiques et diffus ne sont plus assez compétitifs et tendent à se diversifier. La volaille du Gâtinais se caractérise quant à elle par une absence de huppe, son plumage entièrement blanc aux reflets doré, ses yeux vifs d’un rouge clair et par sa  taille moyenne.

A noter qu'on compte aujourd’hui près de 120 éleveurs avicoles et de lapins en Île-de-France, qui se situent pour la plupart en Seine-et-Marne et dans les Yvelines.