Protéines végétales : quels potentiels ?
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Protéines végétales : quels potentiels ?

La dernière réunion du Club des partenaires du concours de l’innovation alimentaire IdFood s'est penchée sur la diversité des protéines végétales, molécules d'avenir.

Complémentaires, les protéines animales et végétales font partie de notre alimentation quotidienne. Ces protéines ont un rôle nutritionnel pour le développement des tissus musculaires. De plus, les concentrats ou isolats protéiques d’origine animale et végétale sont des ingrédients utilisés en cuisine pour leurs propriétés fonctionnelles (pouvoir moussant, émulsifiants ou texturants). Les animaux d'élevage, particulièrement les monogastriques, valorisent des fractions de graines riches en protéines de réserve comme les tourteaux de soja ou de colza (issues de la trituration des graines oléagineuses).

Dans le monde, le soja et le pois sont des cultures privilégiées pour leurs apports protéiques. Le colza fait également son entrée dans la composition des produits transformés. Quant à la farine de blé, au centre de la filière francilienne blé-farine-pain, elle contient entre 10 et 13 % de protéines constituées principalement de gluténines et de gliadines (qui forment le gluten). En Asie, ces protéines végétales ont donné naissance à des aliments traditionnels à forte valeur protéique comme le seitan à base de protéines de blé ou le tofu obtenu par coagulation des protéines de soja. La consommation de ces aliments riches en protéines végétales s’est répandue en Europe et aux USA. En outre, la spiruline, microalgue riche en protéines du métabolisme, fait également son apparition sur le marché, notamment la spiruline PRODUIT EN Île-de-France d'Algorapolis.

Du côté du consommateur, ces nouveaux ingrédients sont avant tout recherchés pour leurs propriétés nutritionnelles et écologiques. A cela, s’ajoutent des propriétés fonctionnelles propres aux protéines végétales. Grâce à leurs propriétés émulsifiantes, les isolats de protéines de soja ou de pois permettent par exemple de limiter le recours aux œufs dans les compositions de produits.

Cependant, l’ajout de protéines végétales a tendance à modifier les qualités organoleptiques du produit fini, apportant une note végétale. Les chercheurs étudient aujourd’hui toutes les potentialités de ces protéines. Les opportunités d’innovation sont donc largement ouvertes aux entreprises agroalimentaires franciliennes. L’alimentation des personnes âgées constitue par exemple un terrain de recherche investi par le Plan Régional de l’Alimentation et décliné sur le terrain par Île-de-France Terre de saveurs !

Le Club des partenaires

Organisé tous les deux ans par Île-de-France Terre de saveurs et la Région Île-de-France en partenariat avec plusieurs entreprises expertes et référentes, le concours IdFood attire les porteurs de projet les plus prometteurs du territoire francilien. Il se révèle être un bon indicateur des tendances à venir, comme ce fut le cas avec la startup Algorapolis, qui investit dans les protéines végétales en produisant de la spiruline !

Mais la vie du Club des partenaires ne s’arrête pas entre deux éditions. Ses membres ont décidé de se retrouver régulièrement, au rythme des saisons, pour aborder différentes thématiques et porter leur regard sur des innovations récentes. La dernière réunion fut donc l’occasion de se pencher sur les protéines végétales dans l’alimentation humaine. Michel Lopez, professeur et responsable du pôle Biotechnologie de l'URD ABI - AgroParisTech était l’invité de cette réunion pour présenter ce domaine. Un enjeu d’avenir, comme en témoigne le programme Cap protéines ! lancé par le syndicat Terres Innovia et le ministère de l’Agriculture en janvier dernier.

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